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Bio

“L'Amour se souviendra de Pharaon de Winter", est-il dit en toute fin de ce disque.

   


Pharaon de Winter fut un peintre du Nord de la France, qui exerça à cheval entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe, sans grand succès. Plus tard, en 1999, Pharaon de Winter se voyait offrir une deuxième vie dans le film L'Humanité, de Bruno Dumont: il était désormais un officier de police amené à enquêter sur le meurtre et le viol d'une fillette. Cela se passait à Bailleul, dans le Nord, la ville du peintre.

 


Aujourd'hui, Pharaon de Winter réapparaît à nouveau. C'est le nom d'un groupe, mais aussi celui de la chanson qui a tout changé pour son auteur. Ancien leader des groupes Toy Fight et (Please) Don't Blame Mexico -les E.P First Aid et Michel Foucault, puis l'album Concorde, en 2011, avec le tubesque The Protocol-, Maxime Chamoux jouait jusqu'ici une musique située entre le rock nord-américain de Spoon et Neutral Milk Hotel et la pop anglaise sophistiquée de Prefab Sprout et XTC.

 


Et puis, il a décidé de larguer les amarres: “Je commençais à m'ennuyer de l'indie rock et avoir envie d'autre chose, explique-t-il. J'ai voulu chanter en français. J'ai voulu utiliser des plus beaux accords. Pendant plusieurs mois, j'ai cherché quelle nouvelle forme ou couleur pourraient adopter ces nouvelles chansons. Et puis un jour j'ai une sorte d'illumination. Elle s'appelait Pharaon de Winter. À partir de ce jour-là, toutes les musiques que j'aimais se sont assemblées en une trame précise".

 

Quelques mois plus tard, le disque est là. Non plus une, mais dix chansons qui, effectivement, réunissent comme une évidence des influences aussi populaires qu'exigeantes: la précision d'écriture de William Sheller, la chaleur de Lucio Battisti, le groove raffiné de Steely Dan, le goût de l'aventure d'Arthur Russell, le sens mélodique de Véronique Sanson.

 


On y trouve des chansons qui naviguent entre le français –beaucoup- et l'anglais –un peu. On y trouve les complices de toujours, Thomas Pirot à la batterie et Raphaël Ankierman à la basse, rejoints par FX Guéant-Mata aux guitares. On y trouve la voix de Mina Tindle, qui s'invite ici et là. Et on y trouve aussi le talent d'orfèvre du musicien canadien Sandro Perri, dont l'album Impossible Spaces, que le site américain Pitchfork avait classé parmi les meilleurs disques de l'année en 2011, continue quatre ans plus tard de hanter les nuits des mélomanes du monde entier.

 


“Il me semblait que personne n'avait jamais fait de la musique comme la sienne, qu'elle ne ressemblait à rien, et qu'à ce titre, elle était merveilleuse, se souvient Maxime à propos de sa découverte de Impossible Spaces. J'ai beaucoup envié le souffle de liberté qui y régnait, cette cohabitation du chaud et du froid, du souple et du tendu, ces assemblages de couleurs inédits et pourtant toujours très assumés. Et j'ai fini par me dire que c'est ce que je voulais pour mon album."

 


 

Produit et mixé par Sandro Perri, Pharaon de Winter est à l'image de son auteur et de son producteur: c'est un disque comme on a perdu l'habitude d'en entendre par ici, et dont la principale qualité pourrait être celle-ci: réunir avec une facilité déconcertante l'apparente simplicité de la chanson française et les plus grandes aventures de la musique pop.

 

“L'Amour se souviendra de Pharaon de Winter", est-il dit.

 

Pas seulement l'Amour, en vérité.

 

   

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Pharaon de Winter

NEWS

Welcome Pharaon de Winter!

Welcome to the family Pharaon de Winter. Parisian-based Maxime Chamoux just released his first EP "Pointillisme".