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BIOGRAPHIE

Il y a des milliers de kilomètres de route. Une centaine de départementales, dix fois plus de nationales. Des autoroutes aux destinations fantasmées, leurs aires uniformisées et aseptisées. Il y a le soleil et son reflet sur le pare-brise, le courant d'air qui s'échappe des vitres ouvertes, la boîte à gants qui s'ouvre sur un million de possibilités. Le point de départ des Gentlemen Drivers se situe quelque part dans la périphérie d'une grande ville française. Leur point d'arrivée, du côté de la west coast américaine. Entre les deux, le défilé des bandes blanches, l'asphalte surchauffé qui amollit l'horizon, Steve McQueen, sa Jaguar, la route 66, une R19, l'imaginaire américain à la sauce française. Deux continents, un paquet d'Etats, quatre fuseaux horaires.

   

Aller à L.A. en R19 pourrait bien mettre 32 ans. Les Gentlemen Drivers ont décidé d'aller beaucoup plus vite, grâce à leurs productions euphoriques, blindées de synthétiseurs volants, de mélodies limpides et électroniques. Des matins brumeux d'une banlieue française au soleil irradiant d'un Los Angeles fantasmé, il y a un premier arrêt bien réel. Au restoroute (L'Arche) où on n'est plus vraiment chez soi mais pas encore arrivé. Une sortie sur une nationale cernée de pins (Perpetual). La forme arbitraire de pastilles colorées qui traversent en pluie le pare-brise, les phares qui se croisent, les rencontres inattendues (Beat Her avec Soko). Et l'arrivée à destination, intemporelle et onirique (2042 L.A Dreams). Dans l'autoradio, le California Dreamin futuriste de Mica et Benoît. Dans le rétro, personne.

Diane Lisarelli

   

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Gentlemen Drivers
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Gentlemen Drivers - 'Asphalt'

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