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BIOGRAPHIE

« Je n'ai jamais vraiment choisi d'être musicien, et près de 15 ans après avoir commencé, je n'ai jamais cessé de faire de la musique... J'ai vraiment de la chance. Des gens plus talentueux n'ont pas la même étoile que moi...je fais partie des Lucky people. Je le sais »

   

Voilà ce que croit profondément Dj Mehdi. Ce que croit, ce que ressent, ce que vit et ce que produit Mehdi. Le désir puissant, sincère et extrêmement touchant de vibrer de tout son être au rythme des sons, des images et des sentiments qui l'inspirent au quotidien, sans chercher à comprendre, sans chercher à répandre aveuglément. En produisant, tout simplement. On pourrait se dire que Dj Mehdi est un doux naïf, une race d'artiste illuminé, amarré loin de la terre ferme. Mais Mehdi est pourtant bien accroché à la vie, comme un homme de 28 ans bousculé, tourmenté par ses fantômes, ses doutes, et ses angoisses. Mehdi a juste choisi le chemin de la lumière, de « l'entertainment » à l'état pur comme il aime le dire en choeur avec le maître du genre, son ami, manager et boss de sa maison de disque, Pedro Winter.

En avril 2006, il sort son troisième album « LUCKY BOY » sur Ed Banger records et confirme son sens aigu du « funk » au sens le plus pur.

S'il fallait définir « LUCKY BOY » en quelques instants de vie de Mehdi, on vous dirait juste de fermer les yeux un instant, d'envoyer les 34 minutes et 3 secondes et d'entendre un nouvel épisode de son parcours, la suite de son journal intime, inspiré par l'amour avec un grand A, la complicité de ses amis, ses heures de plus en plus nombreuses derrière les platines, sa vision et l'appréhension du dancefloor, ses productions incessantes de rap pour son collectif de fidèles, ses heures de studio et de production électro avec des Zdar, Boombass, Feadz, ou les Justice, ses heures d'écoute à jamais programmées de Dylan, Jay-Z, Kanye West, Stevie Wonder, Jimi Hendrix, John Lennon ou Prince, la collection des dvds de Jerry Steinfield et tous les livres de musique qui peuvent lui tomber sous la main.

S'il fallait définir « LUCKY BOY » en quelques images et en musique, il vous faudrait danser ! Se plonger dans la moiteur d'un club de Harlem en 1984, ou l'esplanade du centre commercial de Châtelet- les Halles en 2006, dans un extrait de Wild Style ou de Breakin', bref, se laisser tenter par le défi lancé par une bande de breakers en jean Lee, et Supreme Adidas, un ghettoblaster aux pieds, le même que celui de la pochette de «Duck Rock » de Malcolm McLaren.

D'ailleurs, Dj Mehdi pourrait bien être le Trevor Horn actuel de Mclaren, le producteur aussi visionnaire et éclectique que peut l'être la discographie du british. D'un Sex Pistols à la Zulu Nation en passant par Hancock et Art of Noise pour l'un, du 113, Ideal J à Cassius, ou Oizo en passant par Mathieu Chedid pour l'autre, les collaborations et les influences de son aussi riches que diverses pour les deux sont l'essence même de leur vie et de leur musique. Ouverture d'esprit et fusion des genres. Sans complexe, sans regret, sans limite.

Reconnu comme étant l'un des plus grands producteurs de hip hop français depuis son entrée dans Idéal J à l'âge de 13 ans, et tout au long de ses collaborations constantes avec la crème du rap français - sûrement pas les moins engagés ni les moins enragés comme le 113, Kery James, Rohf, Manu Key, Karlito ou Joey Starr - Mehdi suspendu à ses platines, son ordinateur ou sa guitare, a toujours flirté avec l'électro et le rock.

Après « Espion, The story of » (2002- Delabel) et le cd-dvd Megalopolis réalisé avec Kourtrajmé, la bande d'agitateurs et faiseurs d'images de Romain Gavras (janv 2005- dist. Chronowax), Mehdi sort son 3ème album « LUCKY BOY » et dit qu'il est le « plus synthétique et le moins éclectique » de sa carrière de producteur.

En effet, les influences bigarrées demeurent mais la cohérence de la production est frappante. Contrairement aux deux premiers albums, qui étaient des vrais « disques ouverts », Mehdi semble avoir trouvé sa voie, seul, sans featuring, et sans voix mis à part le rap du turntablist Feadz (sur « Pony Boy ») et celui de Chroméo (sur « I am somebody », ou encore l'écho entêtant de Fafi sur « Lucky Boy ».

Ce morceau de sa vie s'écoute d'un seul jet, comme la bande son joyeuse et « breakbeatante » d'une blockparty de l'année 2006 durant laquelle Prince, Cold Crush, Crash Crew, Arthur Baker mais aussi ESG, Maurice Starr ou encore Dj Shadow, Tiefschwarz ou Motorbass auraient pu électro-partouzer tous ensemble et mêler leurs grains de peau, d'essence, d'âme et de beats pour enfanter d'un Lucky Boy, celui de Mehdi.

Mehdi voyage avec ses sons et ne s'autorise aucun arrêt. S'il lui a fallu parfois expliquer sa musique personnelle à ses fans des collaborations rap, avec LUCKY BOY, tout coule de source. Il confirme son besoin profond de ne pas planifier sa production. Ça sort vite de ses entrailles, en quelques semaines d'écriture instantanée et quelques mois de postproduction léchée. Renforcé par le soutien d'un label aussi indépendant que Ed Banger Records, il s'affirme plus libre et déterminé que jamais.

Déterminé à faire danser ceux qui l'écoutent, et à rendre hommage à ceux qui ne cessent de l'inspirer depuis toujours. Car Mehdi a mis la barre très haut. De Dylan qui revient sans cesse (même dans le titre de la face B « Liberation » inspiré du morceau « I shall be released » ou dans le titre « Busy Being Born »), à Jay-Z en passant Prince et son Purple Rain, il bouffe et digère l'inspiration débordante, le talent d'écriture et d'arrangements, le niveau d'exigence et d'excellence, la sueur qui coule sur le fronts de ces autres Lucky Boys.

Mehdi n'a pas de message ou d'histoire d'album à raconter. Il souhaite juste que LUCKY BOY porte bien son nom. Donner une envie immédiate d'arracher des trèfles à 4 feuilles, de se les coincer dans les cheveux et de danser sans répit en gueulant plus fort que Grandmaster Flash « I am Somebody ».

   

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DJ Mehdi
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